Clotilde Reiss : Victime ou espionne ?

Les informations importantes que l'on nous cache.

Clotilde Reiss : Victime ou espionne ?

Messagede Aacitoyen le Sam 3 Oct 2009 18:17

Clotilde Reiss : L'Accusation D' Espionnage Indirectement Confirmee Par La DGSE Et Les Renseignements Militaires ? --- d'après planetenonviolence.org

Une courte dépêche perdue au milieu de toutes les autres publiée sur le Figaro du 040909 intitulée "Confidentiel : Iran, la DGSE avait prévenu", accrédite sans le vouloir les accusations portées contre Reiss par l'Iran et justifie par la même occasion son procès pour espionnage.

Perdue au milieu d'un grande nombre de dépêches publiées sur le site du quotidien "le Figaro " du 040909, cette information est une bombe qui accrédite sans le vouloir d'ailleurs les accusations d'espionnage portées par la justice iranienne contre Clotilde Reiss et pour lesquelles elle s'est retrouvée dans le box des accusés à Téhéran. Sarkozy et Kouchner ont qualifié ces accusations de ridicule, mais le manque de retenue et l'absence de professionnalisme dans les discours tant au quai d'Orsay qu'à l'Elysée n'ont fait que donner du poids à ces accusations. Les gesticulations politico médiatiques du père de Clotilde Reiss, qui travaille au CEA, Commissériat à l'Energie Atomique, n'ont fait qu'aggraver le cas de sa fille, d'autant plus que les Iraniens savent très bien également que Mme Reiss mère de Clotilde, fait partie de l'armée française ( quel poste ? mystère ?)

Ainsi on peut lire dans cette dépêche que nous reproduisons intégralement ci dessous :

Confidentiel : Iran, la DGSE avait prévenu

Le Figaro 04/09/2009 | Mise à jour : 09:10

"Bien avant l’arrestation de Clotilde Reiss en Juillet à Téhéran, les services de renseignements avaient averti l’ambassade de France en Iran du risque d’envoyer de jeunes chercheurs enquêter sur des sujets sensibles, alors que les relations entre les deux pays étaient exécrables depuis longtemps. La mise en garde conjointe de la DGSE et de la Direction des renseignements militaires avait été lancée l’an dernier après qu’un étudiant eut passé plusieurs semaines à travailler sur l’influence croissante des gardiens de la révolution dans l’économie iranienne."


Ce que révèle cette dépêche

1. L'envoi de jeunes chercheurs français en Iran pour enquêter sur des sujets sensibles dans un pays avec lequel, depuis l'élection de Sarkozy à L'Elysée, la Sarkozie entretient des relations exécrables sous emprise du dictat sioniste surtout en ce qui concerne le programme nucléaire iranien. Clotilde Reiss rappelons le a enseigné pendant quelques mois à l'université technologique d'Ispahan très réputée mondialement dans le secteur high tech et des nanotechnologies. Coïncidence? Ispahan est également située à proximité de la ville de Natanz où se trouve les installations nucléaires iraniennes de production d'uranium enrichi. La justice iranienne se basant sur des informations communiquées par les services de contre espionnage iranien, qui surveillait Reiss depuis son arrivée en Iran, l'a accusée d'avoir rédiger un rapport sur le programme nucléaire iranien. Cette information "confidentielle" du Figaro vient donc corroborer les accusations iraniennes.

2. La DGSE et les renseignements militaires français avaient prévenu bien avant cette affaire Reiss des risques encourus. Autrement dit, envoyer des jeunes chercheurs jouer les espions en Iran était complètement irresponsables, pourtant cette décision a été prise au plus haut niveau, au Quai D'Orsay et à l'Elysée, au mépris de l'expérience des services de renseignements français.

3. Cette information arrivée sur le bureau de la Pravda de Dassault-Sarko on ne sait trop comment et qualifiée de "confidentielle" par cette dernière, donc probablement "fuitée" s'apparente à un mouvement d'humeur de la barbouzerie française qui enregistre boulette sur boulette (deux "conseillers" -agents kidnappés en Somalie, l'affaire Reiss...) et n'apprécie probablement pas ce genre de travail de sagoin orchestré par des guignols incompétents, imbus de leurs personnes et travaillant pour le compte d'une puissance étrangère.

Il reste que Reiss, actuellement confinée à l'ambassade de France à Téhéran, risque d'être condamnée à plusieurs années de prison pour espionnage sauf si le gouvernement iranien décidait de politiser encore un peu plus cette affaire et se servir de Reiss comme monnaie d'échange ce qui est fort peu probable. En effet, la principale préoccupation de Téhéran pour l'instant c'est de montrer en interne comme à l'internationale que son système judiciaire est intègre, non politisé, compétent , et que ses décisions doivent être respectées.

Mauvaise nouvelle donc pour Clotilde Reiss qui risque bel et bien de passer quelques années en prison pour avoir voulu imprudemment jouer les Mata Hari au foulard. Sauf de se voir accorder dans quelques mois une grâce présidentielle, bras d'honneur de Mahmoud Ahmadinejad - qui contrairement aux caricatures faites sur lui dans les médias occidentaux à une certaine dose d'humour - au SarkoSioniste.
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Reiss: Des coïncidences douteuses

Messagede Aacitoyen le Lun 17 Mai 2010 23:31

Reiss: Des coïncidences douteuses --- d'après le JDD

Caroline Vigoureux - leJDD.fr Lundi 17 Mai 2010


La libération de Clotilde Reiss s'est-elle faite en échange de contreparties? Non, assure le gouvernement. "Il ne faut pas nier l'évidence", répond l'opposition. En attendant, Brice Hortefeux doit signer ce lundi le décret d'expulsion d'Ali Vakili Rad, cet Iranien emprisonné en France depuis 1994. L'hypothèse d'un "échange" semble se confirmer.

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Bernard Koucher assure qu'il n'y a eu aucune contrepartie même si certaines coîncidences laissent penser le contraire. (Reuters)

A l'unanimité, la libération de Clotilde Reiss représente un soulagement. Mais les versions divergent autour du rôle de la jeune femme de 24 ans et les conditions de sa libération. Dimanche, à peine quelques heures après que l'étudiante française a mis le pied sur le territoire français, une nouvelle hypothèse a été mise sur la table: "Elle a travaillé au profit de la France pour collecter des informations qui étaient de nature de politique intérieure et d'autres qui étaient sur la prolifération nucléaire. Elle est immatriculée à la DGSE", a révélé sur LCI Pierre Siramy, ancien sous-directeur de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Selon lui, les autorités iraniennes auraient découvert le rôle de l'universitaire, après avoir épluché sa correspondance internet. Ce qui aurait provoqué son arrestation le 1er juillet 2009 à l'aéroport de Téhéran alors qu'elle s'apprêtait à regagner la France après avoir travaillé en tant que lectrice à l'université d'Ispahan pendant dix mois. Pour l'heure, Paris n'a fait aucun commentaire sur cette allégation.

"Assumer ses choix"

Et le dossier Reiss prend désormais une tournure politique, après avoir été au cœur d'un ballet diplomatique. Si le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, assure qu'il n'y a eu "aucune contrepartie", le PS affirme le contraire. "Je pense que le gouvernement aurait avantage à s'expliquer, à dire clairement, plutôt qu'à nier l'évidence, les choix qu'il a faits et qu'il les justifie. C'est toujours mieux quand on dit la vérité", a lancé dimanche sur France Info Benoit Hamon. Et le porte-parole du Parti socialiste a renchéri lundi sur i-Télé, demandant au gouvernement de faire "toute la transparence" sur les "contreparties", qui ont joué, selon lui, à la libération de la Française. "Dans une démocratie, on a toujours avantage à faire la transparence et à assumer ses choix", a-t-il raillé. Un avis partagé par la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot. "L'obligation qu'on doit avoir en ce moment, c'est la transparence de l'information. (...) Je ne suis pas naïve. (...) Il faudrait mieux assumer", a-t-elle suggéré sur RTL. "C'est jamais très glorieux, mais c'est encore moins, quand on fait mine, avec un petit sourire entendu, entre gens qui savent, de dire que c'est faux", a-t-elle dénoncé.

Décret d'expulsion bientôt signé

Des propos qui agacent le gouvernement, qui souhaite que cette libération soit simplement vue comme une réussite française. "J'ai vu le petit début de polémique bien française auquel s'est livré" Benoît Hamon "et je regrette beaucoup qu'il se croie obliger de tenir des propos comme cela", a réagi Jean-François Copé sur i-Télé. "J'aimerais simplement, comme ça se fait d'ailleurs dans toutes les démocraties, qu'on se contente de se féliciter de la manière dont les choses se sont passées et qu'on ne se jette pas, dès la première minute du retour de Clotilde Reiss en France, dans la première polémique qui vient", a asséné le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale.

Si le gouvernement assure qu'il n'y a eu aucun marchandage, plusieurs coïncidences entretiennent le doute. Celle de Majid Kakavand, cet ingénieur iranien que la cour d’appel de Paris a décidé de ne pas extrader vers les Etats-Unis. L'homme a ainsi pu rentrer en Iran la semaine dernière. Mais surtout, le sort d'Ali Vakili Rad, condamné en 1994 à perpétuité pour l'assassinat en 1991 du Premier ministre du Chah d'Iran, Chapour Bakhtiar, en 1991. Selon LeMonde.fr , Brice Hortefeux doit en effet signer ce lundi son décret d'expulsion de Vakili Rad, alors qui était libérable depuis un an, après avoir accompli sa peine de sureté de 18 ans en France. "L'exécutif français refusait de signer le décret tant que la Française Clotilde Reiss était retenue en Iran", écrit le site internet du quotidien, qui dit s'appuyer sur des "sources sûres". Cette fois, le lien de cause à effet ne semble plus faire un doute.
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